Le bouddhisme montagnard japonais
Shugendo, la voie de l’essai par la pratique vigoureuse
Copyrights Révérend Kûban Jakkôin
Il y a 1300 ans, alors que le bouddhisme était introduit au Japon, via la Corée, pour contrecarrer l’hégémonie de la culture chinoise, un ermite du nom d’En-no-Gyoja (èn l’ascète) de la famille Kamo, reçut lors d’une vision dans la grotte du Mt Minoo (nord de la ville actuelle d’Osaka), une « transmission secrète » de l’enseignement du maître indien Nagarjuna basée sur le sutra de la Reine des paons (Kujaku-kyo en jpn) . Dans les deux siècles qui suivirent, les moines japonais Saicho et Kukai, qui ramenèrent de Chine les doctrines complètes des écoles Vajrayana du nord et du sud dispensées dans le monastère de Nalanda par les maîtres Nagajurna et Vimalakriti, ainsi que leurs successeurs : les moines Enchin, Shobo, Zensho, Robben, Renkaku,…Gyoson, contribuèrent à donner une structure institutionnelle à ce bouddhisme particulier, réalisé exclusivement en montagne. En no Gyoja ou Jimpen Daibosatsu (Le Grand Boddhisattva de Transformation Métamorphique Divine) nom posthume octroyé par l’empereur Kokaku, est considéré comme le fondateur de l’ordre ou le Maître Racine de l’école du Shugen…
Dans le shugendo, moines et laïcs suivent le même processus de réalisation. Les uns ont pour mission sociale de s’occuper du fonctionnement des temples alors que les seconds ont leurs préoccupations séculières et chacun peut atteindre pareillement l’illumination bouddhique.
Par rapport aux écoles dites « intellectuelles » du bouddhisme ésotérique comme le Tendai ou le Shingon (Taimitsu et Tômitsu), le Zômitsu (ésotérisme mixe) du Shugendô est plus pragmatique… Pour le Shugendo, la montagne est la mandala en trois dimensions (ritai mandala) dans laquelle tous les pratiquants doivent s’immerger selon des rituels et pratiques ancestrales afin de retrouver l’état originel du bouddha universel Maha Vairocana (Dainichi Nyorai en jpn). Les rites, rituels, méditations, cérémonies diverses et variées, ne sont là que pour plonger les pratiquants dans un état de catharsis permettant de réaliser l’état de Bouddha dans cette vie. Le Shugendo propose de revivre l’expérience du bouddha lors de ses pérégrinations et ascèses ainsi que celles des maîtres passés de la doctrine… C’est une voie difficile et exigeante !
Une pratique y est particulièrement importante : C’est le pèlerinage de « l’entrée dans la montagne » (Miné-iri ou Nyubu shugyo en jpn) durant lequel on parcourt un sentier initiatique millénaire pendant une dizaine d’heures quotidiennement et durant plusieurs jours en y effectuant des séries d’épreuves et de tests… Ce n’est pas un trecking ordinaire : les règles à suivre, ainsi que les rites à effectuer sont strictes et codifiés depuis plus d’un millier d’années! Ce sentier, faisant 160 kilomètres, va du village de Yoshino, dans la préfecture de Nara jusqu’à la ville portuaire de Kumano au sud de la péninsule de Kii, est depuis 2004 classé au Patrimoine mondial de l’humanité comme le Mt St Michel. Durant plusieurs jours, les pratiquants vont devoir exercer leur esprit aux vertus des six paramitas (charité, discipline, patience, assiduité, méditation, sapience) dans les dix mondes (strates) de l’existence : enfers, démons faméliques, guerriers morts aux combat (ashura), animaux, humains, dieux, auditeurs du véhicule des anciens, bouddha pour soi, bodhisattvas et bouddhas.
Si à l’époque féodale japonaise, de nombreux pratiquants de shugendo n’étaient pas affiliés à des temples et étaient plus sorciers chamanes que bouddhistes, il est fortement recommandé (et plus aisé) à présent de suivre la filière classique bouddhiste afin de recevoir l’enseignement d’un maître pour ne pas être tenté de faire son propre amalgame mercantile, car faire uniquement des pèlerinages ne fera pas de vous des yamabushis pleinement qualifiés… Il faut étudier et pratiquer avec un Maître dont vous comprenez le langage…
Il existe deux formes indispensables de pratiques : l’une en groupe pour recevoir l’enseignement et l’une en solitaire, pour mettre en pratique d’une façon vigoureuse ces enseignements…C’est une forme de bouddhisme Vajrayana et à ce titre, il y a des ascèses et des périodes de retraites qui vont de sept, vingt et un, cinquante, cent, mille jours ; voir douze années ou toute une vie…
La cérémonie la plus ésotérique est bien le rituel du feu dédié à la divinité Acalanantha. Le Shugen n’est pas qu’une voie de réalisation pour soi-même (ou autrui) mais aussi une voie pour soulager les maux mondains à travers des actes de bénédictions, d’exorcismes, de divinations, de soins curatifs, de constructions de charmes et d’amulettes, de prières pour faire tomber la pluie nécessaires aux récoltes, pour l’accroissement des richesses…
Il est vrai que les photographes et journalistes se sont attachés ces dernières années à ne montrer du shugendo que les dix pour cent de sa face immergée : A savoir, les ascèses sous des cascades en hiver, les marches dans le feu, oracle, et qui font partie, au Japon, des « genkurabé’, (démonstrations de réalisation de la siddhi) obtenues par les ascètes comme indications de leur niveau de réalisation et non de pouvoirs surnaturels…
Le Shugendo ne s’invente pas, il se transmet… Encore faut il se mettre au niveau de pouvoir recevoir l’enseignement. C’est un bouddhisme montagnard dont le message universel est tout à fait en accord avec l’écologie puisqu’il prône que la Nature est Sacrée !
SHOMUDO-HAN (Ermitage du Précieux Saint Immuable)
Historique de l’ermitage et ses divinités
Enseignements & offices au sein de l’ermitage
Pratiques au sein de l’ermitage
Sessions Shinkyaku (debutant) en montagne
Sessions DOSHU en montagne
A. Historique de l’ermitage et ses divinités
L’ermitage SHÔMUDÔ, fût fondé en 2005 dans les alpes en France par le Vénérable Kuban Jakkôin (Sylvain Guintard). C’est un lieu de pratiques ascétiques, ainsi qu’un lieu de culte.
C’est aussi un lieu à partir duquel est diffusé l’enseignement du Shugendo en occident. Il est en France le seul lieu du Shugen Mikkyo, l’enseignement secret du Shugendo. C’est le siège de l’Association Shugendo-France. L’ermitage ainsi que l’association Shugendo-France sont affiliés à l’Union Bouddhiste de France, organisation bouddhiste reconnue par l’Etat français.
Si l’association Shugendo-France a pour vocation de regrouper toutes les écoles japonaises pratiquant le Shugendo, par contre l’ermitage est sous la haute autorité spirituelle du Supérieur Général du temple impérial Shogoin à Kyoto, Gomonshu Tainen Miyagi dont Kuban est le disciple depuis plus de 20 ans
L’ermitage du Précieux Saint Immuable (Fudo Myoo) SHÔMUDÔ-AN fut fondé à la suite du long coma du Révérend Kuban en signes de remerciements envers le Saint Fondateur du Shugendo (Enno Gyoja) et de différentes divinités du bouddhisme ésotérique. Il a pour devoir de diffuser le « Dharma » de cette forme particulière du « Bouddhisme montagnard » qu’est le Shugendo traditionnel!
Le shugendo étant une partie de la culture japonaise, il est fortement recommandé à l’ensemble de ses étudiants/pratiquants occidentaux d’apprendre le japonais. Ce Dharma, pratiqué quotidiennement, est diffusé lors de sessions mensuelles de niveau ou bien durant des sessions annuelles ouvertes à tous. (voir pdf)
Les divinités principales de l’ermitage sont : DAINCHI NYORAI (le Bouddha Universel Maha-Vairocana), Karasawa Sho-no-Iwaya FUDO MYOO ( le vidyaraja Acalanantha de la caverne de la flûte céleste), le bouddha secret (hibutsu) IZUNA DAIGONGEN (l’avatar Izuna), MIROKU BOSATSU (bodhisattva Maitreya), JIMPEN DAIBOSATSU (hibutsu) , SHUGYO DAISHI (hibutsu)../…
Senju Kannon, Akiba Daigongen, Monju Bosatsu, Fugen Bosatsu, Kongosattva, Hachiman Daibosatsu et les grands Tengu.
Trois de ses Divinités sont des « Bouddha Secrets » (hibutsu) au Japon : le JIMPEN DAIBOSATSU (le grand bodhisattva de transformation métamorphique, nom posthume du fondateur Enno Gyoja) du temple impérial Shogoin à Kyoto ; SHUGYO DAISHI (le grand maître d’ascèses) secret du monastère du Mont Sanjo dans le massif de l’Ominé au Japon ; le très secret IZUNA DAIGONGEN, la divinité protectrice du Mt Togakushi qui fut extrêmement priée par le général Takéda Shingen lors des luttes durant le japon féodal, il y a 500 ans et l’ensemble des ninjas originaires du Mt Togakushi.
Depuis des temps immémoriaux, l’avatar zoomorphe Izuna protège le Mt Togakushi et l’ensemble des guerriers. C’est un Kalasu Tengu (Tengu ailé à tête de corbeau) ayant les attributs et la posture de Fudo Myoo. Il porte la coiffe (tokin) et le supplice (yuigesa) des Yamabushi… Il est associé à l’esprit guerrier des Yamabushi. Son culte lié à l’eau & au feu demeure secret !
B. Enseignements & offices au sein de l’ermitage
Tous les 7 et les 28 du mois ont lieu des cérémonies particulières
Session estivale 2010 ouverte à tous : La semaine du 14 juillet 2010 à Val d’Isère, Savoie, France
Session hivernale (Kangyo) : En début d’année, à Lans en Vercors, réservée aux vétérans (doshu) ayant déjà accomplis une session estivale.
Culte & pratiques méditatives quotidiennes : méditation de 5 heures à 6 heures, de 6 à 7 heures : offices du matin (kigan gongyo) ; office du soir (eko gongyo) à 16 heures
2 fois par mois est en préparation : Calligraphie religieuse des lettres sanscrites (bonji) et peinture religieuse (butsuga).
Sessions individuelles d’enseignement pour les « uchi deshi » (résidants internes) durant 48 H, (voir dossier et programme pdf).
Pratiques en montagne.
Session hivernale « Glisse intérieur/Inner glide » Ski & Shugen à Val d’Isère
(le ski comme sadhana tt en récitant des sutra et mantra, pratique de la cascade en hiver,…)
Voir programme spécial des cérémonies en montagne.
C. Pratiques au sein de l’ermitage
En plus du culte, l’ermitage dispense des enseignements sur la pratique de la méditation sous les cascades (takishugyo) faisant aussi partie des préliminaires ; ascèses des prosternations (raihaigyo) ; de la méditation assise (type Ajikan, ou Tokkogatame) ; méditation en marchant/déambulation (kaiho toso gyo) ; l’art de souffler dans la conque (horagai), de frapper le tambour (taiko) ; de se servir des bâtonnets du Yiking (Ekigyo) ; récitation mantrique (dokuju) ; de la lecture (et compréhension) des sutra, de la calligraphie religieuse (bonji) ; de la peinture iconographique (butsuga), de gravure, du chant liturgique (shomyo)… et d’arts martiaux traditionnels japonais (mais à titre privé).
D. Sessions Shinkyaku (debutant) en montagne
Ce sera une session ouverte aux débutant qui se déroulera à Val d’Isère durnt la semaine du 14 juillet prochain…
Hébergement en studio à l’hôtel SAKURA, pratiques en montagne, méditation sous les cascades, et cérémonie du feu avec marche dans les flammes pour la Paix dans le monde ; éventuellement pratique des arts martiaux traditionnels japonais comme « discipline spirituelle » (sadhana)
E. Sessions DOSHU en montagne
Session hivernale 2010, non ouverte aux débutants mais réservée aux anciens (Doshu) durant quelques jours en début d’année (dates à définir) à Lans en Vercors, Isère, France : Pratique de la méditation assise du shugendo (Tokkogatame meiso) et TAKIGYO/Suigyo (pratique de la méditation sous les cascades en hiver)
Mantra Link
To Chambery!
PREPA MENTAL PRO SKIER Winter X-GAME Champion ENAK GAVAGGIO 2007
PREPA MENTAL PRO SKIER Winter X-GAME Champion ENAK GAVAGGIO 2009
PREPA MENTAL PRO SKIER GUERLAIN CHICHERIT quadruple freeskier World Champion
Spring hard shugen pratices under strong waterfall by Shomudo Hermitage Yamabushi