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C’est son ami Michel Coquet (maître de sabre et ancien représentant français de l’école Tenshin Shoden Katori Shinto ryu de Maître Otaké sensei pour la France) qui lui fait découvrir le Shugendo à travers des publications. Michel Coquet avait vécu 5 années au Japon de 1969 à 1974. Aux débuts des années 1980, lorsque Sylvain se rend au Japon, il commence à pratiquer le bouddhisme shingon et la méditation sous cascade avec le moine Suzumura Shinkai qui était le supérieur du temple de montagne d’Oyamadéra-Daisenji dans la grande banlieue sud de Tokyo, dans la ville d’Ishihara-shi. C’est un haut-lieu du shugendo depuis 1300 ans dans la région de la province du Kanto (Tokyo).
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Puis Sylvain pratique la méditation sous la cascade Ryutaki du mont Takao avec le maître Yamaguchi Gogen (10ième dan de karaté Goju- ryu), surnommé « le Chat ». Gogen décèdera en 1989 et Shinkai en 1992. Durant 10 ans, chaque fois qu’il se rend au Japon, Sylvain pratique comme Yamabushi-laic (Ubasoku). En 1989, il lit la version française d’un ouvrage japonais sur le Yamabushi Jitsukaga écrit par l’ethnologue spécialiste du Shugendo Anne Bouchy et c’est la révélation ! |
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En 1989, il s’installe définitivement au Japon pour y vivre et devient moine-yamabushi (sôgi-yamabushi) et reçoit son nom bouddhiste d’ordination : Kuban Jakkôin. Il va y vivre durant 12 années. Il étudie la doctrine et les rites du bouddhisme ésotérique de l’école Shingon du Mt Koya et du Shugendo école Tôzan du temple Daigoji-Sanpoin dans le temple Shinagawa-dera du Grand Archevêque Nakada (Dai Sôjô) à Tokyo. Tout en étudiant Tozan-ha, Kuban également étudie avec Saito Sensei du temple Nyonindo, les méthodes secrètes de l'art de souffler dans la conque (un gros coquillage nommé Horagai) de l'école Homa- ryu et d'autres pratiques secrètes comme le rite des 7 divinités : Shichidanpô. |
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Au bout d’une année, il établit à nouveau sa demeure dans les montagnes de la province de Mikawa pour étudier l’oeuvre du Maître Zen, le moine Suzuki Shôsan, décédé le 16 juin 1665. Puis tout en se rendant tous les ans dans les monts Hagouro (au Nord-ouest du Japon) pour y faire la retraite annuelle, il devient officiellement en 1992 un moine-yamabushi du Temple impérial Shôgôin de Kyoto. Le temple Shôgôin fût fondé par l’empereur Gô-Shirakawa qui fît construire ce monastère pour l’Archevêque Zôyô, il y a 900 ans environ, pour le remercier (car le moine Zoyo fût son guide 33 fois pour le pèlerinage dans les monts Ominé). |
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Sylvain habitera à Kyoto cinq années pour apprendre les rites, cérémonies, offices et chants en vigueur au temple Shôgôin. En 1992, il avait déjà réalisé à pieds, chaussé des sandales de paille traditionnelles en paille, le pèlerinage autour de l’île de Shikoku et ses 88 temples, long de 1500 kms. |
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Il envisage de reprendre l’ascétisme comme approfondissement de ses recherches spirituelles et martiales (Sylvain est pratiquant d’arts martiaux japonais depuis presque 30 ans à présent). En 1995, dans la caverne Kannen-kutsu, située dans la falaise de la petite île de Tomogashima (en face de la ville portuaire de Wakayama, au sud d’Osaka), il réalise le jeûne hydrique (sans manger et surtout sans boire d’eau) durant 21 jours (Mizudachi no gyo). |
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En 1996, après deux années de préparation, comme son maître de Shugendo, le Révérend Nakai, supérieur du temple Kizo-in du village de Yoshino (temple qui fait aussi auberge de jeunesse-YH), Sylvain fait la retraite des 100 jours dans la caverne de Sho (voir article dans Géo magazine paru en octobre 2000 : « Un moine français au Japon. Il est le 64 ème ascète à réussir l’épreuve de Sho, après En-no-gyoja, Nichizo shonin, Gyoson,…et Jitsukaga. En 1999, pour le 1300ième anniversaire de la mort du fondateur du shugendo, cinq amis (trois français : Karim, Pascal et Karine Reyjale (une jeune femme ceinture noire de karaté), un suisse : Frédéric et un américain : Bob Meismer) venus tout spécialement pour l’occasion, se joignent à lui pour effectuer les pèlerinages dans les monts Haguro, suivis de celui dans les monts Ominé, avec les yamabushi du temple Shôgôin. Après être devenu un prêtre Yamabushi, Sylvain reçoit la charge de s’occuper d’un ermitage (le temple Nyoraiji) dans la province de Mikawa. Comme souvent dans le Shugendo, les prêtres doivent aussi avoir un travail séculier pour subvenir au quotidien. Sylvain en tant que Sylvain Guintard fut le Directeur du « département Overseas » pour l’agence de publicité Soho Pvision au Japon. |
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Mais la plus dure ascèse restait à faire! En 2001, Sylvain rentre du Japon et arrive en France pour s'y établir à nouveau. Après un mois, en août, à la suite d’une hémorragie cérébrale due à un double traumatisme crânien grave survenu lors d’un accident. Il doit affronter un coma d’un mois, suivi d’une hémiplégie à gauche. Son cœur s’arrêtera 3 fois de battre ! Sonde intracrânienne pour mesurer la pression artérielle à l’intérieur du cerveau, poumon artificiel, sonde stomacale gastrique pour l’alimentation, …Durant son coma, Sylvain a des expériences très particulières des mondes de « l’après-mort » NDE. |
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Une rééducation intensive lui permet de sortir de l’hôpital CHU de Nice au bout de quatre mois seulement. Quelques prières bien adressées aux divinités du Shugendo font que l’été 2002, il se retrouve sur ses deux jambes, dans le temple Shogoin à Kyoto, pour adresser ses remerciements, face à la statue de l'ascète En-no-Gyoja, enchâssé au fond de l'autel. Sylvain en profite pour se baigner, afin d’obtenir une guérison complète et rapide, dans la source d’eau chaude, sulfureuse, et « miraculeuse» du hameau de Yunominé, près de la plus grande cascade du Japon à Nachi (berceau des pratiques du Shugendo). |
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On dit qu’En-no-gyoja épuisa ses 7 vies pour pouvoir devenir « l’ascète ». Cela fait déjà 6 pour Sylvain : Un accident grave de voiture en 1988. En 1989 sur le mont Misen lors de l’entrée en montagne, les yamabushi du temple Shogoin n’arrivent plus à sentir son pouls, car il était trop épuisé. Lors du pèlerinage de Shikoku, le dernier jour, une voiture éclate son pneu avant, à 10 mètres de distance et le percute sans aucun dommage corporel. Les ascèses dans les grottes de Kannen et Sho furent vécues comme des « petites morts » ; puis l’accident du traumatisme cérébral! « Il est amusant de remarquer comment la vie s’articule autour de périodes charnières marquant les étapes de la vie que nous franchissons ! » (Sylvain)
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![]() En 2005, il fonde le Team Wolfpack qui est une association de ski libre chargé de la réhabilitation de traumatisés crâniens par la pratique du ski vécu comme une déambulation hivernale en montagne… En 2008, il fonde l’ermitage SHOMIUDO-han chargé de conserver les pratiques du shugendo apprises au Japon ainsi que l’association SHUGENDO-FRANCE affiliée officiellement en 2009 à l’Union Bouddhiste de France. A présent, Sylvain-Kûban diffuse en occident l’enseignement du Shugendo. Il collabore à la revue « Karaté-bushido » magazine depuis 1997 pour la rédaction de reportages sur le shugendo et sur les arts martiaux japonais : Il en déjà réalisé environ une cinquantaine. Il a repris l’enseignement de vieilles écoles d’arts martiaux japonais (particulièrement de sabre et de kempo en rapport avec shugendo) lors de stages à travers le monde entier. Sylvain est l’entraîneur mental de skieurs professionnels français et s’active à la rédaction de manuscrits sur le shugendo et ses traditions. |